Que signifient les initiales TDAH ?

On parle de TDAH pour raccourcir le nom complet de ce trouble neuro-développemental appelée Trouble de Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité.

 

Depuis quand connait-on ce trouble ?

Il est probable que le trouble TDAH ait toujours existé, même les premiers écrits dateraient du 17 eme siècle ! Ce trouble fait l’objet de description plus précise au début des années soixante, où il était alors nommé « syndrome de l’enfant hyperactif »..

 

THADA, TDAH, DAAH… Quelle est la différence entre ces termes ?

En fait, il n’y a aucune différence. Au fil du temps l’appellation du trouble a juste changé :

  • en 1980, on parlait de TDA (Trouble Déficitaire de l’Attention) ;
  • en 1987 apparaissent les initiales THADA, Trouble d’Hyperactivité Avec Déficit d’Attention ;
  • aujourd’hui, ce sont les initiales DAAH (Déficit de l’Attention Avec Hyperactivité) et TDAH (Trouble de Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) qui sont le plus couramment employées, avec une large préférence pour le dernier sigle.

 

Quels sont les symptômes du TDAH qui doivent alerter ?

Pour un premier constat, en tant que parent ou que proche, il y a 3 signes principaux qui doivent vous mettre la puce à l’oreille :

  • l’inattention, avec des difficultés à se concentrer et des complications à finir des actions entreprises
  • l’hyperactivité, quand la personne ne sait pas attendre, manque de patience, ne parvient pas à rester assise quelles que soient les circonstances
  • l’impulsivité, lorsque l’individu agit sans réfléchir ou dit des choses précipitées sans s’en rendre compte

Attention tout de même, il y a beaucoup de TDAH différents. Un enfant ou un adulte peut souffrir de ce trouble tout en étant calme mais avec de gros problèmes d’attention, hyperactif mais avec la faculté de se concentrer, ou encore très impulsif et très attentif à la fois. C’est la raison pour laquelle cette maladie peut être difficile à définir chez une personne.

 

Comment reconnaître le TDAH chez les enfants ?

Reconnaître le TDAH chez les enfants est une tâche particulièrement délicate, car l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité sont des comportements plutôt normaux pour tous les enfants en bas âge. Ce qu’il est important de savoir, c’est que dans le cadre de ce trouble, ces comportements sont exagérés et prennent des proportions démesurées. De plus, ils se manifestent n’importent où (à la maison, qu’à l’école, ou que chez les grands-parents) et dans toutes les circonstances (aussi bien pendant la kermesse de l’école qu’à un enterrement).
Le diagnostic reste clinique, du ressort du spécialiste avec des tests standardisés ( Conners , CPT, ADHD rating scale). Il faut observer ces signes dans au moins deux milieux différents ( école, famille, entourage) et pendant plus de six mois , avant l’âge de 7 ans.

 

Est-ce que tous les symptômes apparaissent en même temps ?

C’est très difficile à affirmer car le TDAH varie d’un individu à l’autre. En règle très générale, il est considéré qu’avant 12 ans, le symptôme le plus flagrant est l’hyperactivité motrice (enfant bruyant, difficile à gérer, souvent perçu par l’entourage comme un enfant mal éduqué). Après 12 ans, ce sont plutôt le déficit d’attention et l’impulsivité qui sont sur le devant de la scène.

 

Quelles sont les parties du corps touchées par le TDAH ?

La définition du TDAH énonce un trouble neuro-développemental multifactoriel. On parle également d’une affection biologique du cerveau, peut-être causée par un déséquilibre de certains neurotransmetteurs. Mais ce trouble est la plupart du temps associé à d’autres :

  • physiques, tels que des difficultés au niveau de la parole, des problèmes de vision ou des complications dans la coordination des mouvements
  • mentaux, comme des troubles de l’humeur ou du comportement
  • physiologiques avec des maux de tête ou des symptômes gastro-intestinaux entrainés par un stress trop important

 

Quels sont les caractéristiques de ce trouble neuro-développemental ?

Le TDAH est caractérisé par trois troubles essentiels :

  • d’importants problèmes dans le domaine de l’attention aussi bien sélective (capacité à se concentrer sur une information principale) que soutenue (possibilité de maintenir son attention pendant une longue période) ou encore divisée (aptitude à faire plusieurs choses en même temps)
  • des manifestations régulières d’impulsivité motrice (pouvant aller jusqu’à entraîner une mise en danger) et/ou cognitive (parler à tort et à travers par exemple)
  • de l’hyperactivité physique (impossibilité de tenir en place) ou mentale (passer sans cesse d’une chose à une autre)

 

Existe-t-il plusieurs types de TDAH ?

Les tests pratiqués pour établir un diagnostic de TDAH ont permis de distinguer plusieurs types. Le Docteur Amen, un psychiatre américain spécialisé dans les troubles du cerveau, classe les individus atteint de TDAH en 7 types :

  • Type 1 : classique. Dans ce groupe sont placés les personnes souffrant de troubles de l’attention, de problèmes d’organisation, d’hyperactivité et d’impulsivité.
  • Type 2 : inattentif. Les TDAH de ce type sont facilement distraites, avec des soucis d’organisation, mais sans problèmes d’hyperactivité.
  • Type 3 : hyperfocus. Ce type regroupe les individus ayant de très gros troubles de l’attention et des comportements excessifs et obsessionnels pouvant être inquiétants aux yeux de l’entourage. Ces personnes peuvent être hyperactives ou non.
  • Type 4 : lobe temporal. Il concerne les patients inattentifs, distraits, irritables, ayant des problèmes d’apprentissage et surtout énormément de pensées négatives. L’hyperactivité peut s’ajouter à ces symptômes ou pas.
  • Type 5 : limbique. Un individu souffrant de TDAH de type limbique sera inattentif, désorganisé et constamment négatif. Il faudra ajouter à cela un manque chronique d’énergie et un sentiment d’inutilité très présent.
  • Type 6 : anneau de feu. Ce type réunit des personnes atteintes de TDAH qui fonctionnent par cycles. Ils vivent dans des boucles où inattention, irritation, sensibilité extrême et troubles pouvant s’apparenter à de la bipolarité se succèdent. De l’hyperactivité se greffe parfois dans ces boucles, mais ce n’est pas systématique.
  • Type 7 : anxieux. Ce groupe est celui des patients avec beaucoup de problèmes d’attention, d’organisation, le tout amplifié par une grande nervosité, une angoisse permanente et une anxiété sociale. Dans certains cas, de l’hyperactivité peut venir se rajouter à ces symptômes.

 

Comment soigne-t-on actuellement le TDAH ?

Tout comme chaque personne est différente, chaque cas de TDAH est différent. Ainsi, chaque traitement de TDAH devra être particulièrement ciblé sur le patient. Suivant les besoins, les traitements pour le TDAH mis en place seront du style :

  • classique : orthophonie, travail sur la psychomotricité
  • thérapie : comportementale (gérer les changements d’humeur), cognitive (travail sur les Pan – Pensées Automatiques Négatives) ou familiales
  • médication, qui pourra être envisagée lorsque le TDAH empêche les apprentissages de base en milieu scolaire, social et familial
  • neurofeedback médical homologué, à domicile comme le Mensia Koala
  • organisation à domicile et à l’école, afin d’aider la personne à partir de soutien scolaire ou de dispositif comme celui développée par Mensia Koala (à noter : il existe d’autres types de neurogames et de jeux d’attention pour traiter le TDAH).

 

Quelles sont les conséquences du TDAH à long terme ?

Les troubles engendrés par le TDAH peuvent être particulièrement handicapant s’ils ne sont pas pris en charge correctement. Les difficultés d’apprentissage, qui sont l’un des symptômes du TDAH, vont entraîner des retards important dans la scolarité et peuvent mettre rapidement l’enfant en échec scolaire. Tout cela va développer chez l’individu des problèmes d’estime et de confiance en soi risquant d’aboutir à un rejet social.

 

Où en est la recherche sur le TDAH ?

Le TDAH, dont la prévalence est de 3 à 5%, touche en France les enfants sans distinctions entre les sexes. 60 % d’entre eux garderont des symptômes à l’âge adulte. Malgré le fait que beaucoup de chercheurs planchent sur le sujet dans tous les pays du monde, la cause précise du trouble reste encore inconnue. Le problème à résoudre est d’ampleur, puisque tout se passe dans le cerveau, la zone la plus complexe du corps humain, avec ses 100 milliards de neurones interconnectés. Les pistes d’étude sont très variées comme l’épidémiologie, la génétique, l’anatomie, l’imagerie, la biologie, la pharmacologie, la neuropsychologie, etc.
Pour en savoir plus sur les avancées dans les recherches sur le TDAH, vous pouvez consulter le site TDAH France.

 

Quand faut-il consulter ?

Il ne faut pas s’alarmer trop vite : un enfant très vif n’est pas forcément atteint de TDAH. Si vous avez des doutes, observer votre enfant durant 6 mois et notez ses comportements. Vous devez être vigilant aux :

  • problèmes d’attention : fautes d’inattention régulières, difficultés de concentration, manque d’attention quand on lui parle, non-respect des consignes, problèmes d’organisation, difficultés à faire un effort mental soutenu, perte des affaires personnelles, attirance prononcée pour tous les stimuli externes à l’activité en cours
  • problèmes d’hyperactivité : ne semble pas tenir en place, ne parvient pas à rester calme même quand on lui demande fermement, ne supporte aucune frustration, ne sait pas patienter, vit mal le stress et le changement et le fait comprendre par un énervement extrême
  • problèmes d’impulsivité : escalade ou course sur un parking sans avoir conscience du danger, ne parvient pas au bout d’un jeu sans faire une colère, parle à tort et à travers, a besoin d’être le centre du monde et le fait savoir, changement radical et rapide d’humeur

Si vous décelez au moins 6 de ces problèmes de manière fortement marqués chez votre enfant, vous pouvez envisager une consultation. Attention : un problème décelé une seule fois en 6 mois n’est pas comptabilisable.

 

Comment fait un spécialiste pour poser un diagnostic de TDAH ?

Pour poser le diagnostic de TDAH, le spécialiste va vous poser un grand nombre de questions sur des sujets aussi variés que le déroulement de votre grossesse, votre accouchement, le comportement de l’enfant, son environnement. Il fera ensuite passer des tests à l’enfant de type psychologique.

 

Est-ce que l’on peut guérir d’un TDAH ?

C’est une question difficile. Grâce aux différents moyens mis à disposition des patients, certaines personnes vont voir leurs symptômes quasiment disparaître, mais il n’est pas exclu qu’ils réapparaissent plus tard. Ce qui est certain, c’est que ce trouble peut être apprivoisé. En apprenant à vivre avec, il est possible de réduire considérablement les désagréments liés au trouble. Ainsi, même si il n’est pas guérit, l’enfant pourra accéder à un bien-être lui permettant de faire les mêmes choses que les autres, il apprendra plus facilement, se fera des amis, parviendra à évoluer dans un groupe et aura une bonne opinion de lui.

 

Quelle solution propose MENSIA KOALA face au TDAH ?

Mensia Koala propose un traitement innovant, sans effets secondaires pour les enfants et les adolescents atteints de TDAH , basé sur le neurofeedback. Il s’agit de ré-entraîner les ondes cérébrales, de façon personnalisée à chaque enfant pour un effet durable dans le temps. C’est un dispositif médical avec des preuves cliniques.

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